Biodiversité: 1226 espèces d'oiseaux en danger

Afp - 19.05.08 | 16h57

Un oiseau sur huit est en danger, soit 1.226 espèces dans le monde, selon la dernière liste rouge de l'Union mondiale pour la nature (UICN) présentée lundi à Bonn, où se tient la convention de l'ONU sur la biodiversité.

La dernière mise à jour de la liste rouge de l'UICN révèle "pour la première fois l'impact du réchauffement climatique sur les oiseaux", a indiqué devant la presse Jane Smart, responsable du programme des espèces de l'UICN.

Elle a également pointé la déforestation liée au développement des agrocarburants.

Par rapport à la précédente liste qui datait de 2004, 26 espèces ont changé de catégorie, "24 d'entre elles vont plus mal" et 8 sont considérées comme "en danger critique d'extinction" , le plus haut degré de menace, a-t-elle indiqué.

En Australie, le passereau Queue-de-gaze du mallee (Stipiturus mallee), est en déclin très rapide et son habitat est maintenant tellement fragmenté qu'un seul feu de broussailles serait catastrophique, selon l'UICN.

Aux Galapagos, le Moqueur de Floreana (Nesomimus trifasciatus) dont il ne reste plus qu'une soixantaine d'individus, est à la merci de n'importe quel évènement climatique extrême, selon la responsable de l'UICN.

La déforestation en Nouvelle-Guinée, due à l'explosion de la demande d'huile de palme, menace l'existence d'un oiseau de proie, l'Autour de Mayr (Accipiter princeps), de l'archipel Bismarck .

Les bonnes nouvelles sont rares: seules deux espèces d'oiseaux voient leur situation s'améliorer à la suite de plans d'action locaux en leur faveur: il s'agit du Carpophage des Marquises (Ducula galeata) et du Kiwi d'Owen (Apteryx owenii).

Plus du quart de la faune mondiale a disparu en 35 ans

Afp - 16.05.08 | 19h40

Plus du quart de la faune mondiale a disparu depuis les années 70, a révélé une étude publiée vendredi par la Société zoologique de Londres en collaboration avec le Fonds mondial pour la nature (WWF).

Cette étude a observé l'évolution de quelque 1.400 espèces de poissons, amphibiens, reptiles, oiseaux ou mammifères pour conclure à un déclin de 27% de la faune entre 1970 et 2005.

La faune terrestre a reculé de 25%. La population animale en eau de mer a chuté de 28% et celle en eau douce de 29%, selon ce rapport.

L'être humain contribue à la disparition d'environ 1% des espèces animales chaque année, selon le rapport, qui souligne qu'un des "grands épisodes d'extinction" de l'histoire est en cours.

La pollution, l'agriculture, l'expansion urbaine, le recours excessif à la pêche et la chasse, sont les raisons citées pour expliquer cette tendance.

"La réduction de la biodiversité signifie que des millions de personnes font face à un avenir où les réserves en nourriture seront plus vulnérables aux insectes et maladies, et où l'eau sera disponible en quantité faible et irrégulière", a déploré James Leape, le directeur général du WWF.

"Personne ne peut échapper à l'impact de la réduction de la biodiversité sur nos vies parce que cela se traduit très clairement par moins de nouveaux médicaments, une plus grande vulnérabilité aux désastres naturels et des effets accrus sur le réchauffement climatique", a-t-il ajouté.

Ce déclin intervient à une époque où les êtres humains consomment chaque jour plus de ressources naturelles, et où ils utilisent 25% de plus que ce que la nature peut remplacer, selon l'étude.

Ce rapport précède la convention de l'ONU sur la biodiversité qui se tiendra la semaine prochaine à Bonn (Allemagne).